La PME québécoise en affaires en Turquie! Pourquoi pas?

Dans le commerce international, il est important pour les entreprises d’avoir un gouvernement qui créer des opportunités tout en protégeant le patrimoine. Outre les relations diplomatiques, les relations commerciales restent toutes autant importantes. En effet, avec les accords de libre-échange, les pays se concentrent dans la production du secteur où ils sont les plus productifs et les plus spécialisés. De cette façon, on augmente la concurrence mondiale et maintient un équilibre économique. Dans le monde des affaires, quand la concurrence devient féroce, les entreprises visent des nouveaux marchés.

Dû à son emplacement géographique, 50% des exportations canadiennes sont vers les États-Unis. Dans le cas d’une crise économique, les PME québécoises sont donc touchées de façon importante. Ils doivent trouver des nouveaux territoires où exporter. L’Europe étant maintenant rendue un marché assez saturé, les nouvelles opportunités d’affaires s’affichent en Asie, mais surtout en Afrique et dans le Moyen- Orient. La Turquie, un pays en développement dont la croissance économique est importante, notamment avec ses mégas projets qui peuvent attirer l’attention de plusieurs investisseurs, reste un pays qui attire les investisseurs, malgré les hautes tensions politiques. Cependant, comment pouvoir percer ce marché?

Les PME québécoises auront plusieurs stratégies d’affaires qu’ils pourront mettre en place afin de rentrer dans le marché et croître les activités économiques. Parmi ces stratégies, la participation à des foires commerciales, la création d’une filiale, l’ouverture d’un bureau de représentation ou une entente de partenariat avec un distributeur local sont des choix parmi plusieurs autres.

Relation diplomatique sur le commerce

Depuis de nombreuses années, le Canada et la Turquie font du commerce ensemble. Selon les données de Statistiques Canada de 2015, les exportations canadiennes en Turquie totalisaient 1 126 689 216$, tandis que les importations au Canada totalisaient 1 293 752 324$. Ces chiffres démontrent qu’il y a déjà du commerce bilatéral entre ces deux pays. De plus, l’investissement direct canadien en Turquie représente 553 millions de dollars.

Présentement, il n’y a aucun accord de libre-échange entre la Turquie et le Canada qui a été signé en mit en vigueur. Des discussions préliminaires se poursuivent par contre dans le but de parler des différents

objectifs à atteindre. Le 7 mars 2010, le gouvernement du Canada a entamé un vaste processus de consultations auprès des citoyens, des gouvernements provinciaux et territoriaux, et de l’industrie, pour obtenir des observations concernant un accord de libre-échange éventuel avec la République de Turquie. Une fois que des réunions informelles et des consultations publiques ont été faites, une délégation canadienne à rencontrer ses homologues en octobre 2010 à Ankara pour la première fois pour parler du commerce bilatéral entre les deux pays. Par la suite, en août 2013, ils ont convenu d’établir un comité économique et commercial mixte pour cerner des moyens concrets d’accroître le commerce et l’investissement.

Les secteurs d’activités à surveiller

Selon les données statistiques du Gouvernement du Québec, les principales exportations vers la Turquie sont des fèves de soja, des débris de fer et d’acier ainsi que du papier journal, en rouleaux ou en feuilles. Selon les données statistiques du Gouvernement du Canada, les principales exportations vers ce pays sont dans le secteur des produits végétaux, des minéraux, des métaux de base et des papiers. Si on se fie aux données sur une période de trois années, les secteurs à surveiller sont notamment les secteurs végétaux, des papiers, des métaux et des matériels de transport. Dans ces secteurs d’activités, il y a des hausses importantes en termes de chiffres d’affaires. La Turquie est un pays qui se développe constamment surtout depuis le début des années 2000. Par exemple, récemment, suite à une tentative de coup d’État le 15 juillet dernier, l’économie du pays a réussi à rester stable même avec ces évènements. Cela donne certainement confiance aux investisseurs potentiels.

Stratégies d’affaires

Certes, certaines contraintes doivent être surmontées par les entreprises canadiennes. Notamment la distance, le coût du transport et le temps pour la logistique ne sont que quelques problèmes dont les entreprises vont devoir faire face. Cependant, il a bien des moyens pour pouvoir surmonter ces contraintes et avoir une présence physique à moindre coût.

Le marché des affaires est assez féroce en Turquie. Il est donc important de bien planifier ses affaires avant de s’ouvrir dans ce nouveau marché. Plusieurs barrières et problèmes devront être surmontés par les PME québécoises qui veulent faire des affaires sur ces territoires. Plusieurs PME œuvrant dans les secteurs de l’acier, du transport, du papier et du végétal ont déjà leur siège social au

Québec. Afin de s’ouvrir dans le marché en Turquie, ces entreprises devront premièrement trouver des clients intéressés par leurs marchandises. Pour ce faire, ils doivent être physiquement présents. Certaines associations d’hommes d’affaires comme MÜSİAD, DEİK, TÜMSİAD et ASKON, organisent des foires commerciales ou des B2B parallèlement avec le Ministère de l’Économie. Ces foires commerciales permettent aux entreprises étrangères de trouver des clients potentiels, de voir la concurrence et conclure des affaires directement sur place. Afin de réduire les coûts, les foires commerciales restent une option très intéressante.

L’autre option que les PME ont, c’est d’ouvrir un bureau de représentation dans des grandes villes comme Istanbul, Izmir, Kayseri, Konya ou Bursa. Grâce à cela, les entreprises pourront trouver des représentants connaissant très bien la langue turque en plus de bien connaitre le domaine d’activité de l’entreprise. Cela permettra aux PME de travailler sur commande et ainsi envoyer de la marchandise une fois le client trouvé. En Turquie, le bouche-à-oreille, donc le marketing viral, reste le moyen le plus efficace dans le monde des affaires. La majorité des achats sont basés sur les références! Si les PME arrivent à se trouver quelques bons clients à qui ils peuvent exporter, la suite viendra sans problème.

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on LinkedInPrint this page